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6 octobre 2026 · Conseils van

Plaque de cuisson gaz deux feux dans la cuisine d’un van aménagé par Vanatipik, Liège

La cuisine est l’un des premiers choix à faire quand on conçoit un van aménagé. Gaz, induction ou vitrocéramique : les trois fonctionnent, mais chacun impose une installation différente, un budget différent et une façon de voyager différente. Voici comment nous aidons nos clients à trancher, à l’atelier.

Le gaz : l’autonomie avant tout

C’est la solution historique du camping-car, et elle reste pertinente. Une bouteille de propane de 5 kg, le format le plus courant en Belgique, alimente une plaque deux feux pendant plusieurs semaines d’utilisation normale, et s’échange dans la plupart des stations-service et magasins de bricolage du pays. Vous cuisinez sans vous soucier de l’état de vos batteries, même après trois jours de pluie sans soleil.

Les contraintes sont surtout techniques. L’installation doit être réalisée dans les règles : coffre à gaz étanche et ventilé vers l’extérieur, détendeur, tuyauterie rigide, robinets d’arrêt et test d’étanchéité. C’est aussi un point que nous vérifions lors de l’homologation du van, en tant qu’atelier agréé COP par le SPW Mobilité. Le gaz prend de la place, il faut penser au remplissage ou à l’échange de bouteilles en voyage, et certains ferries ou tunnels imposent des règles sur le transport de bouteilles.

Pour qui ? Les voyageurs au long cours, ceux qui cuisinent beaucoup, et ceux qui veulent une installation électrique raisonnable.

L’induction : confort et sécurité, à condition d’avoir l’énergie

L’induction a tout pour plaire : chauffe rapide, précision, surface facile à nettoyer, aucun gaz à bord, pas de flamme ni de combustion dans l’habitacle. Pour beaucoup de nos clients, c’est le choix « comme à la maison ».

Le revers, c’est la puissance. Une plaque à induction demande entre 1 200 et 2 000 W. Cela signifie un convertisseur dimensionné en conséquence, une batterie lithium d’une capacité suffisante et, idéalement, une recharge rapide par l’alternateur et les panneaux solaires. Concrètement, un van « full électrique » est un van avec une installation Victron sérieuse : chargeur-booster, convertisseur-chargeur et batterie lithium de 200 Ah minimum pour cuisiner sereinement plusieurs jours sans rouler.

Pour qui ? Ceux qui veulent zéro gaz à bord, qui roulent régulièrement ou qui prévoient dès le départ une grosse autonomie électrique.

La vitrocéramique : à réserver aux cas particuliers

La plaque vitrocéramique ressemble à l’induction, mais elle chauffe par résistance. Résultat : elle consomme autant, voire plus, pour une montée en température plus lente et une surface qui reste chaude longtemps. Dans un espace réduit, ce n’est pas idéal. Son seul vrai avantage est de fonctionner avec n’importe quelle casserole, là où l’induction demande des fonds compatibles.

Nous la proposons rarement dans un van. Si vous tenez à l’électrique, l’induction fait mieux pour la même énergie.

Et les solutions mixtes ?

Il existe une voie intermédiaire que nous aimons bien : une plaque à induction pour l’usage quotidien, et un petit réchaud gaz à cartouche, rangé dans un tiroir, pour les jours sans soleil ou pour cuisiner dehors. Vous gardez une installation électrique raisonnable, sans dépendre uniquement de vos batteries.

Ce que cela change pour le reste de votre van

Notre conseil

Partez de votre façon de voyager, pas de la technologie. Trois semaines en Scandinavie à l’automne, un week-end dans les Ardennes ou une semaine à la Côte belge n’appellent pas la même cuisine. Lors de l’étude de votre projet, nous mettons ces scénarios sur la table et nous dimensionnons l’énergie en conséquence. Le bon choix, c’est celui que vous n’aurez pas à regretter au bout de la troisième journée de pluie.

Vous hésitez encore ? Parlez-nous de votre projet, nous vous donnerons un avis franc avant tout devis.

Un projet de van ? Parlons-en.

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